lundi 31 mai 2010

Monochrome vide

Trois heures, dix minutes, onze secondes, cassées dans le monochrome vide. Café, cigarettes magazine. La même roue, la même routine. Magazine, cigarettes, café. A repousser l'instant d'après. Une excuse encore. Puis deux. Des idées qui se désagrègent avant d'avoir été saisies. Des phrases qui ne veulent rien dire. Et des centaines d'et caetera. Sur les pages défilent ces visages qui ont tous quelque chose à vivre, des projets, des sourires, un peu d'avenir entre deux crises existentielles, immobile hier, et aujourd'hui hiératique, soudé au vert du canapé, avec ces ruisseaux dans le front qui refusent de s'évaporer. Ici les courants se rassemblent, s'entrelacent vers un seul rond-point.
Encore le non retour aux sources.

1 commentaires:

Maxime a dit…

Pas mal du tout. J'aime.