Le ciel est grand, j'en perds la vue.
Les nuages s'y perdent en lambeaux.
Je trouve un paradis perdu
Une photo.
Je voudrais tant remplir mes yeux, sur la route qui me coupe en deux
Partout ailleurs, je scotche au temps.
Ici l'espace décolle aux dents.
Tout se mélange
les sens.
Et le silence embrasse un ange.
J'avance sans cesse à ma place dans cette heure qui tresse des cercles.
Rien ne dure si rien ne se passe
J'ai cassé le fond du couvercle.
Et je trace.
J'accélère et je file un volant dans les mains.
Le décompte à rebours.
Le béton lance un fil depuis hier à demain
Pour toujours
je roule encore
Et mon amour qui s'endort
à la place du mort
les pieds nus sur le tableau de bord.
Je voudrais t'écrire un poème
Un truc en rime et en je t'aime
Pour repartir en voyage.
A cet endroit sur terre
Où tout tourne à l'envers.
Sur les pages.
A l'autre bout du vent, vers un autre océan
Mon souvenir
Y'a pas à dire
La vie est belle
Sous ce putain
De septième ciel
Américain.
Issy les Moulineaux, 21 septembre 2006
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